Une stratégie de cybersécurité est un plan structuré conçu pour protéger les actifs numériques, l’infrastructure et la réputation d’une entreprise contre les menaces émergentes. Elle identifie les risques cyber, met en œuvre des contrôles de sécurité et élabore des plans de réponse aux incidents efficaces pour une protection accrue. L’accent est également mis sur la gouvernance et la sensibilisation des employés.
Pourquoi les organisations en ont-elles besoin ?
Les organisations ont besoin d’une stratégie de cybersécurité pour éviter des pertes financières coûteuses et garantir une bonne conformité réglementaire. Une bonne stratégie de cybersécurité les aide à préserver leur réputation et à assurer la continuité opérationnelle.
Pourquoi une stratégie de cybersécurité est-elle importante ?
Une stratégie de cybersécurité solide est essentielle pour protéger vos données sensibles et prévenir les pertes financières. Elle vous aide à vous défendre contre des menaces évolutives et sophistiquées. Vous pouvez empêcher les accès non autorisés, planifier et éviter les interruptions, et atténuer les coûts importants liés à des violations de données imprévues. Votre entreprise peut également se remettre rapidement d’incidents et mieux se conformer aux lois sur la protection des données telles que le CCPA, le RGPD et l’HIPAA.
Vous évitez ainsi des amendes importantes, des poursuites judiciaires, des responsabilités légales et maintenez la confiance des clients sur le long terme en intégrant une bonne stratégie de cybersécurité. Votre entreprise sera confrontée à divers risques liés aux menaces émergentes. Une stratégie de cybersécurité permet d’aligner vos objectifs de sécurité sur vos objectifs métier et inversement, garantissant ainsi que tout reste sur la bonne voie.
Composants clés d’une stratégie de cybersécurité
Aucune stratégie de cybersécurité efficace n’est complète sans les bons composants. Voici les éléments clés d’une stratégie de cybersécurité à connaître :
1. Évaluation des risques
- Identifier les actifs : Comprendre les systèmes, données et actifs critiques à protéger.
- Identification des menaces : Analyser les types de menaces (par exemple, malwares, phishing, ransomwares, menaces internes) auxquels l’organisation est vulnérable.
- Évaluation des risques : Évaluer la probabilité et l’impact de ces menaces sur l’organisation.
2. Politiques et procédures de sécurité
- Développer des politiques de sécurité formelles définissant la mise en œuvre et le maintien des mesures de sécurité.
- Établir des procédures de réponse aux incidents pour gérer les violations ou cyberattaques.
- Veiller à ce que les politiques soient alignées sur les exigences réglementaires et de conformité sectorielle (par exemple, RGPD, HIPAA).
3. Technologies et outils
- Pare-feux et systèmes de détection d’intrusion (IDS/IPS) : Mettre en place une sécurité périmétrique pour surveiller et bloquer le trafic suspect.
- Chiffrement : Protéger les données au repos et en transit à l’aide d’algorithmes de chiffrement robustes.
- Contrôle d’accès et gestion des identités : Garantir que seuls les utilisateurs autorisés accèdent aux systèmes et données sensibles via l’authentification multifacteur et des contrôles d’accès basés sur les rôles.
- Anti-malware et sécurité des endpoints : Utiliser des outils pour prévenir et détecter les malwares ou activités suspectes sur les terminaux.
4. Sensibilisation et formation à la sécurité
- Formation des employés : Organiser régulièrement des sessions de formation sur les bonnes pratiques de sécurité et la reconnaissance des menaces potentielles, telles que les attaques de phishing.
- Culture de la sécurité : Favoriser une culture de sensibilisation à la cybersécurité où la sécurité est une priorité pour tous au sein de l’organisation.
5. Supervision et détection
- Mettre en place des systèmes de surveillance continue qui suivent et analysent le trafic réseau, les journaux et les activités des utilisateurs.
- Utiliser des outils de gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) pour détecter les anomalies, événements de sécurité et violations en temps réel.
6. Réponse aux incidents et reprise d’activité
- Créer un plan de réponse aux incidents décrivant les actions à entreprendre en cas d’incident cyber, y compris les stratégies de communication et les mesures de confinement.
- Élaborer un plan de reprise après sinistre pour restaurer rapidement les systèmes et données après une violation ou une attaque, en minimisant les interruptions et les pertes.
7. Conformité et aspects juridiques
- S’assurer que votre stratégie de cybersécurité répond aux exigences légales et réglementaires nécessaires, telles que les lois sur la protection des données et les normes sectorielles.
- Réaliser des audits réguliers pour vérifier la conformité et mettre à jour les politiques si nécessaire.
8. Tests et mises à jour réguliers
- Effectuer régulièrement des évaluations de vulnérabilité et des tests d’intrusion pour identifier les faiblesses des systèmes.
- Gestion des correctifs : Veiller à ce que les logiciels et systèmes soient mis à jour régulièrement pour se protéger contre les vulnérabilités connues.
- Revoir et améliorer en continu la stratégie de cybersécurité à mesure que de nouvelles menaces et technologies apparaissent.
9. Collaboration et partage d’informations
- Collaborer avec d’autres organisations et communautés de cybersécurité pour partager des informations sur les menaces émergentes et les bonnes pratiques.
- Participer à des réseaux de renseignement sur les menaces pour anticiper les nouveaux risques.
10. Gouvernance et soutien de la direction
- Obtenir l’adhésion de la direction afin que la cybersécurité soit une priorité au niveau du leadership.
- Établir un cadre de gouvernance de la cybersécurité pour attribuer les rôles, responsabilités et redevabilités des efforts de cybersécurité dans l’organisation. En abordant ces composants, une stratégie de cybersécurité aide les organisations à atténuer les risques, réduire l’impact des cyberattaques et assurer la continuité des activités.
Principaux cadres de cybersécurité
Vous n’avez pas besoin de partir de zéro. Les cadres de cybersécurité vous offrent une structure prête à l’emploi. Ils vous aident à identifier les risques, choisir les contrôles et prouver aux auditeurs que vous prenez la sécurité au sérieux. Différents cadres répondent à différents besoins métier, voici les principaux :
NIST
Le NIST provient du gouvernement américain. Il divise la sécurité en cinq fonctions principales : identifier, protéger, détecter, répondre et récupérer. Vous pouvez utiliser le NIST même si vous êtes une petite entreprise. Il n’impose pas d’outils spécifiques.
ISO 27001
L’ISO 27001 est une norme internationale. Elle exige de documenter vos politiques et de réaliser des audits réguliers. De nombreux grands clients et partenaires demanderont si vous détenez cette certification. L’obtenir prend du temps, mais cela ouvre des portes.
Zero Trust
Zero Trust inverse l’ancien modèle. Au lieu de faire confiance aux utilisateurs à l’intérieur de votre réseau, vous ne faites confiance à personne par défaut. Vous vérifiez chaque demande, chaque appareil et chaque personne. Zero Trust fonctionne bien si vous avez des applications cloud ou des collaborateurs à distance.
Pour tous ces cadres de cybersécurité ci-dessus, gardez à l’esprit que vous n’êtes pas obligé d’en choisir un seul. De nombreuses entreprises combinent des éléments de chaque cadre ou les adaptent à leur taille et à leur budget. Pour une analyse complète des choix et de l’application de ces cadres, consultez notre article Cyber Security Framework.
Comment élaborer une stratégie de cybersécurité ?
Vous ne construisez pas une stratégie de cybersécurité du jour au lendemain. Vous la construisez étape par étape. Suivez cet ordre, et vous obtiendrez un plan réellement efficace.
Définir les objectifs métier
Commencez par ce que votre entreprise doit accomplir. Gérez-vous des cartes de crédit clients ? Stockez-vous des dossiers patients ? Avez-vous une main-d’œuvre à distance ? Votre travail de sécurité doit protéger ces éléments spécifiques. Notez vos trois principaux objectifs métier. Puis demandez-vous : de quelles données ou systèmes chaque objectif dépend-il ? Cela vous indique où concentrer vos efforts en priorité.
Évaluer la posture de sécurité actuelle
Examinez ce que vous avez déjà et voyez si votre niveau de sécurité actuel est suffisant ou non.
Listez vos pare-feux, antivirus, systèmes de sauvegarde et outils de supervision. Vérifiez s’ils sont activés et à jour. Passez en revue vos politiques et mettez-les à jour ou modifiez-les si nécessaire.
Avez-vous formé les employés au cours des six derniers mois ? Réalisez un audit simple. Vous trouverez des points forts et des points faibles. Soyez honnête sur ces lacunes et travaillez dessus.
Identifier les lacunes
Comparez votre situation actuelle à celle que vous souhaitez atteindre. Vous pouvez avoir un pare-feu mais pas de détection des endpoints. Vous pouvez avoir une politique de mot de passe mais pas d’authentification multifacteur. Notez chaque contrôle manquant. Notez aussi les points faibles comme des logiciels obsolètes ou des employés qui réutilisent leurs mots de passe. Cette liste de lacunes devient ainsi votre liste de tâches.
Prioriser les risques
Vous ne pouvez pas tout corriger en même temps. Classez donc vos lacunes. Un serveur web exposé sans gestion des correctifs est un risque élevé. Un tableur interne à faible impact est un risque faible. Corrigez d’abord ce qui vous causerait le plus de tort en cas de compromission. Utilisez une échelle simple : élevé, moyen, faible. Commencez par les risques élevés.
Mettre en œuvre les contrôles
Choisissez une lacune à haut risque et comblez-la. Installez l’outil manquant ou mettez à jour la politique obsolète. Organisez la session de formation. N’essayez pas de tout faire en même temps. Déployez un contrôle, testez-le, puis passez au suivant. Documentez ce que vous avez changé. Cette preuve sera utile lors des audits.
Amélioration continue
Les menaces ne vont pas attendre que vous soyez prêt. Si vous n’améliorez pas votre sécurité ou si vous attendez trop longtemps pour agir, vous le regretterez. Votre entreprise évoluera également avec la croissance de votre clientèle, ce qui signifie de nouvelles opportunités pour de nouvelles attaques. C’est pourquoi vous devrez revoir votre stratégie chaque trimestre.
Réalisez une nouvelle évaluation des risques une fois par an. Après chaque incident, demandez-vous ce que vous auriez pu mieux faire. Mettez à jour vos lacunes et priorités. Continuez à avancer. C’est ainsi que vous restez protégé.
Exemples de stratégies de cybersécurité
Votre stratégie de cybersécurité évoluera selon les menaces auxquelles vous faites face. Voici différents exemples de stratégies de cybersécurité pour vous donner des idées :
Stratégie d’entreprise
La plupart des grandes entreprises suivent une stratégie de défense en profondeur et respectent des lois de conformité strictes dans des environnements mondiaux et complexes. Elles adoptent une architecture Zero Trust, vérifient explicitement chaque demande d’accès et contrôlent chaque point d’origine (à l’intérieur comme à l’extérieur du périmètre).
Vous pouvez également vous attendre à une supervision de la sécurité 24/7 via une solution SIEM, à l’agrégation des journaux et à la détection d’anomalies en temps réel grâce à un Security Operations Center (SOC).
Les grandes entreprises soumettent leurs fournisseurs et prestataires à des audits de sécurité rigoureux pour prévenir les attaques sur la chaîne d’approvisionnement. Elles utilisent aussi des contrôles centralisés via MFA et SSO pour gérer des milliers d’identités.
Stratégie pour les petites entreprises
Les petites entreprises sont en retard en matière de personnel de sécurité, leurs besoins stratégiques sont donc différents. Elles se concentrent davantage sur des mesures d’hygiène de sécurité à fort impact et à faible coût.
Vous pouvez vous attendre à des mises à jour logicielles automatisées, à l’utilisation de pare-feux professionnels, et certaines externalisent des tâches à des MSP ou des chasseurs de menaces externes. Les PME réalisent également des simulations de phishing trimestrielles pour tester la formation et la sensibilisation de leur personnel (qui agit comme un pare-feu humain). Elles appliquent aussi la règle de sauvegarde 3-2-1, qui consiste à maintenir trois copies des données sur au moins deux types de supports différents. L’une des copies sera stockée hors site (dans le cloud).
Stratégie Cloud-first
Une stratégie Cloud First consiste à placer toutes vos applications et données sur une plateforme telle qu’AWS, Azure ou Google Cloud dès le départ. Avec ce modèle, vous ne gérez pas de serveurs physiques. Vous utilisez à la place des contrôles de sécurité natifs du cloud.
La sécurisation des identités sera votre priorité n°1. L’utilisation de l’Identity Access Management (IAM) avec le principe du moindre privilège est essentielle. La rotation fréquente des clés est également indispensable. L’authentification multifacteur doit être activée pour tous les comptes administrateurs.
La majorité des compromissions cloud sont dues à des erreurs de configuration. Il est donc essentiel d’analyser en continu vos buckets de stockage, bases de données et groupes de sécurité pour détecter les permissions ouvertes. Automatisez ces analyses et corrigez immédiatement ce que vous identifiez.
En plus de l’analyse continue de votre environnement, vous devrez mettre en place une supervision continue. Veillez à configurer des alertes automatisées pour les appels API inhabituels, les tentatives de connexion non reconnues depuis de nouveaux emplacements, etc.
Principales menaces à adresser en cybersécurité
Les menaces en cybersécurité évoluent constamment. Voici les quatre principales à traiter dès maintenant :
Malware
Il existe des malwares-as-a-service (kits de malwares préconçus vendus sur le dark web) lancés par des attaquants peu qualifiés. Ils peuvent évoluer et initier des campagnes de menaces plus avancées par la suite. Les malwares sans fichier sont un autre type qui peut opérer et se cacher dans la mémoire de votre système. Ceux-ci sont invisibles pour les solutions antivirus traditionnelles. Les infostealers sont la principale cause des violations de données basées sur les malwares et ciblent les mots de passe enregistrés, les jetons de session et les données de votre navigateur.
Phishing
Les attaques de phishing trompent vos collaborateurs pour qu’ils divulguent des mots de passe ou cliquent sur des liens malveillants. Les attaquants envoient des e-mails qui semblent provenir de votre banque, de votre supérieur ou d’un éditeur de logiciel. Un seul clic peut installer un malware ou compromettre des identifiants.
Vous verrez deux types courants. Le spear phishing cible des employés spécifiques avec des détails personnalisés. Le whaling vise les dirigeants. Les deux fonctionnent car ils jouent sur la confiance et l’urgence. Formez votre personnel à vérifier les adresses d’expéditeur et à survoler les liens avant de cliquer. Organisez des simulations de phishing. Les personnes qui échouent ont besoin de plus de formation, pas de sanctions.
Menaces internes
Vos propres employés peuvent provoquer une violation, intentionnellement ou par accident. Un salarié mécontent peut voler des données clients avant de partir. Un employé négligent peut envoyer un fichier à la mauvaise personne ou oublier un ordinateur portable dans une voiture.
Vous devez surveiller les comportements inhabituels. Quelqu’un télécharge-t-il des milliers de dossiers à 2h du matin ? Imprime-t-il des documents sensibles qu’il n’imprime jamais ? Accède-t-il à des dossiers hors de son périmètre métier ? Configurez des alertes pour ces actions. Appliquez également le principe du moindre privilège. Donnez aux personnes uniquement les données nécessaires à leur travail. Ainsi, une erreur interne ou un compte compromis causera moins de dégâts.
Ransomware
Le ransomware verrouille vos fichiers et exige un paiement pour les récupérer. Les attaquants pénètrent souvent via le phishing ou des logiciels non corrigés. Une fois à l’intérieur, ils se propagent sur votre réseau et chiffrent tout ce qu’ils trouvent.
Vous verrez deux variantes principales. L’une verrouille votre écran. L’autre chiffre vos fichiers et laisse une note de rançon. Payer ne garantit pas la récupération de vos données. Certains attaquants prennent l’argent et disparaissent. Votre meilleure défense est la sauvegarde hors ligne. Gardez une copie de vos données inaccessible au ransomware. Corrigez également vos systèmes rapidement. De nombreuses attaques exploitent des vulnérabilités connues déjà corrigées.
Bonnes pratiques pour une stratégie de cybersécurité
Vous pouvez bâtir une stratégie de cybersécurité solide, mais elle échouera sans les bonnes habitudes. Voici quatre bonnes pratiques pour maintenir l’efficacité de votre sécurité dans le temps :
Évaluations régulières des risques
Vous ne pouvez pas protéger ce que vous ne suivez pas. Réalisez une évaluation des risques au moins une fois par an. Analysez vos systèmes, données et accès utilisateurs. Demandez-vous ce qui a changé depuis la dernière évaluation. Nouveau logiciel ? Nouveaux employés ? Nouveaux sites clients ? Chaque changement ajoute un risque.
Ne faites pas de l’évaluation un exercice purement administratif. Concentrez-vous sur ce qui vous nuirait le plus : bases de données clients, systèmes financiers, opérations critiques. Classez chaque risque en élevé, moyen ou faible. Utilisez cette liste pour décider où investir en priorité. Une évaluation des risques n’est pas un projet ponctuel. Vous devrez la répéter à chaque évolution de votre entreprise.
Formation des employés
Vos collaborateurs arrêteront ou provoqueront les attaques. Formez-les comme si la survie de votre entreprise en dépendait. Organisez des sessions courtes chaque trimestre. Montrez de vrais exemples de phishing. Apprenez-leur à vérifier les demandes inattendues par téléphone ou en personne.
Ne vous contentez pas de faire des exposés. Organisez des campagnes de phishing simulées. Envoyez un e-mail piégé et voyez qui clique. Ces employés ont besoin de plus de formation, pas de sanctions. Apprenez-leur aussi à signaler une menace réelle. Facilitez le signalement et valorisez-le. Un salarié qui repère un e-mail de phishing et le signale à l’IT vous évite une violation. La formation fonctionne si elle est répétée et pratique, pas si vous distribuez un long document à lire.
Contrôles d’accès robustes
Ne donnez pas à tout le monde accès à tout. Appliquez le principe du moindre privilège. Un comptable n’a pas besoin des dossiers médicaux clients. Un marketeur n’a pas besoin des journaux serveurs. Commencez par revoir qui a des droits administrateur. Vous en trouverez trop.
Activez l’authentification multifacteur partout où c’est possible. E-mail, VPN, applications cloud, même votre système de sauvegarde. Un mot de passe seul ne suffit pas. Les attaquants volent des mots de passe tous les jours. Le MFA les bloque même s’ils ont vos identifiants.
Nettoyez aussi les anciens comptes. Lorsqu’un collaborateur quitte l’entreprise, retirez ses accès sous 24h. Les anciens employés avec des comptes actifs représentent un risque majeur. Utilisez un système centralisé de gestion des identités pour tout gérer. Ainsi, vous pouvez ajouter, modifier ou supprimer des accès depuis un seul endroit.
Supervision continue
Supposez que les attaquants finiront par entrer. Vous devez les détecter quand cela arrive. Mettez en place une supervision sur votre réseau, vos serveurs et vos comptes cloud. Collectez les journaux des pare-feux, antivirus et connexions utilisateurs.
Vous n’avez pas besoin d’un grand centre d’opérations de sécurité pour commencer. Utilisez des outils simples qui alertent en cas d’activité inhabituelle. Une connexion depuis un nouveau pays à 3h du matin. Un utilisateur qui télécharge des milliers de fichiers. Un serveur qui communique avec une adresse malveillante connue. Ces alertes vous indiquent où chercher.
Vérifiez vos alertes chaque jour. Si vous ne pouvez pas le faire en interne, faites appel à un service managé. Le pire serait de collecter des journaux sans jamais les consulter. La supervision n’est efficace que si quelqu’un surveille réellement les données et réagit. Testez aussi votre supervision. Lancez une attaque simulée et vérifiez si votre système la détecte. Sinon, corrigez la faille.
Cybersécurité : grandes entreprises vs. petites entreprises
Voici comment comparer les stratégies de cybersécurité des grandes entreprises et des petites entreprises. Regardez :
| Domaine d’intérêt | Grandes entreprises | Petites entreprises |
| Ressources | Dispose d’une équipe sécurité complète. Elle inclut des analystes SOC, des threat hunters, du personnel conformité et un CISO. | Il y aura une personne IT ou un responsable sécurité à temps partiel. La PME externalise ce qu’elle ne peut pas gérer en interne. |
| Menaces | Vous faites face à des menaces persistantes avancées, des acteurs étatiques et des attaques sur la chaîne d’approvisionnement. Les attaquants étudient vos défenses avant d’agir. | Les petites entreprises font face à des menaces opportunistes, comme le phishing, le ransomware et le credential stuffing. Les attaquants les trouvent via des scans automatisés. |
| Impact | Une violation peut faire chuter votre cours en bourse, déclencher des recours collectifs et faire la une des médias. La reprise prend des mois. | Une violation peut mettre fin à votre activité. Beaucoup de petites entreprises ne se remettent jamais d’une attaque ransomware ou d’une perte de données. |
| Outils | Outils de niveau entreprise. SIEM, SOAR, EDR, XDR et détection réseau. Vous payez pour une supervision 24/7 et des intégrations sur mesure. | Les PME utilisent des solutions de sécurité pour petites entreprises. Antivirus professionnel, logiciel de sauvegarde et pare-feu basique. Elles recherchent des plateformes de sécurité tout-en-un. |
| Formation | Formation continue. Simulations de phishing mensuelles, modules par rôle et attaques simulées pour les cibles à forte valeur. | Les petites entreprises organisent une formation trimestrielle. Sensibilisation de base au phishing et à l’hygiène des mots de passe. Elles s’appuient sur des webinaires et des rappels par e-mail. |
| Conformité | Doit réussir plusieurs audits. SOC2, ISO 27001, PCI DSS, HIPAA, RGPD. Vous engagez des auditeurs externes et conservez des preuves sur plusieurs années. | Les PME se concentrent sur une ou deux lois qui les concernent. Peut-être RGPD ou CCPA. Elles tiennent une documentation de base mais sont rarement auditées. |
| IR/BCP | Vous avez un plan de réponse aux incidents écrit avec des rôles nommés. Vous réalisez des exercices de simulation deux fois par an. Vous disposez d’un centre de données de secours ou d’un basculement cloud. | Vous avez un plan simple sur quelques pages. En tant que dirigeant de PME, vous testez les sauvegardes chaque trimestre. La reprise consiste à restaurer depuis le cloud ou à remplacer les ordinateurs portables. |
| Posture cloud | Vous utilisez plusieurs fournisseurs cloud. Vous avez du personnel dédié à la sécurité cloud. Vous analysez les erreurs de configuration chaque jour. Vous appliquez des politiques sur des milliers de comptes. | Vous utilisez une ou deux applications cloud comme Office 365 ou Google Workspace. Vous activez les paramètres de sécurité par défaut. Vous auditez rarement les permissions cloud. |
| Identité | Gérez des dizaines de milliers d’identités avec SSO et provisioning automatisé. Vous imposez le MFA à chaque connexion. Vous surveillez les menaces sur les identités en temps réel. | Gérez des dizaines ou centaines de comptes. Les PME utilisent des gestionnaires de mots de passe. Elles activent le MFA pour l’e-mail et la banque. Les PME nettoient aussi les anciens comptes manuellement. |
| Budget | Consacrez 5 % à 10 % du budget IT à la sécurité. Achetez des contrats pluriannuels et attendez-vous à payer pour un support premium et une assurance à plafond élevé. | Dépensez ce que vous pouvez. Souvent moins de 1 % du chiffre d’affaires. Vous achetez des abonnements mensuels. Attendez-vous à souscrire une assurance cyber de base si votre entreprise le peut. |
Comment SentinelOne soutient la stratégie de cybersécurité
La plateforme Singularity™ de SentinelOne est un excellent point de départ et un atout pour les entreprises souhaitant bâtir une stratégie de cybersécurité solide et fiable.
L’IA comportementale de SentinelOne peut détecter les attaques sans fichier, atténuer les ransomwares et fournir des réponses à la vitesse machine. Elle peut stopper instantanément les processus malveillants, mettre en quarantaine des hôtes et détecter les techniques avancées déployées par les attaquants sur la chaîne d’approvisionnement pour les bloquer. L’IA comportementale peut suivre les activités au niveau du noyau, l’utilisation de la mémoire et les relations entre processus pour repérer les anomalies. Elle intègre également la technologie brevetée Storyline qui relie les événements associés en une seule narration visuelle. Vous visualisez toute la chaîne d’attaque et pouvez utiliser ces informations pour concevoir votre stratégie de cybersécurité en conséquence.
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Purple AI agit comme un analyste cybersécurité IA générative de classe mondiale capable de mener des investigations approfondies et de déployer une protection autonome à grande échelle via des requêtes en langage naturel. Vous obtenez la visibilité la plus large sur vos piles de sécurité, analysez les données natives et tierces, et transformez des données fragmentées en insights et actions rapides. Purple AI accélère également la chasse aux menaces et peut exécuter des requêtes de suivi.
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Obtenir une démonstrationConclusion
Le type de stratégie de cybersécurité que vous adoptez ou construisez dépendra de la taille de votre organisation ou entreprise. En résumé, que vous soyez une PME ou une grande entreprise, notre guide vous a apporté des éléments utiles ! Vous savez désormais où chercher en matière d’outils de sécurité et comment adapter votre stratégie de cybersécurité à votre budget et à vos besoins métier spécifiques. N’oubliez pas vos clients et vérifiez leurs attentes avant de finaliser votre choix.
Bonne chance, et si vous avez besoin d’aide supplémentaire, n’hésitez pas à contacter l’équipe SentinelOne ! Nous sommes à votre disposition.
FAQ
En termes simples, les stratégies de cybersécurité sont des plans complets que les organisations ou les individus mettent en œuvre pour protéger leurs actifs numériques, systèmes d'information et données contre les menaces cyber. Ces stratégies impliquent un mélange de technologies, de politiques et de pratiques pour prévenir, détecter et répondre aux cyberattaques.
Les sept stratégies de cybersécurité sont souvent mises en avant dans les cadres gouvernementaux et industriels afin de fournir une approche structurée permettant aux organisations de se défendre contre les menaces cyber. Ces stratégies font partie des initiatives de sécurité nationale et des cadres de cybersécurité, tels que ceux du Centre australien de cybersécurité (ACSC) et d'autres agences mondiales.
Bien que la répartition spécifique puisse légèrement varier, les sept stratégies principales incluent généralement :
1. Liste blanche des applications
2. Correction des applications
3. Configuration des paramètres de macros Microsoft Office
4. Renforcement des applications utilisateur
5. Restriction des privilèges administratifs
6. Correction des systèmes d'exploitation
7. Authentification multifacteur (MFA)
Le développement d'une stratégie de cybersécurité comporte généralement trois étapes de base :
Première étape : Identification et évaluation
Commencez par définir des objectifs clairs. Ensuite, établissez les critères et les indicateurs permettant de mesurer le succès. Identifiez les actifs critiques, tels que les systèmes financiers et les données, et déterminez les niveaux de protection nécessaires. Évaluez ensuite les vulnérabilités connues et les menaces potentielles susceptibles de les exploiter. Enfin, attribuez des probabilités et des impacts à ces menaces afin de les catégoriser et de les prioriser.
Étape 2 : Identification des contre-mesures
Cette étape consiste à évaluer les solutions logicielles disponibles sur le marché, en tenant compte de leur mise en œuvre, des coûts récurrents et des avantages, ce qui nécessite souvent l'avis de tiers. Il convient également de revoir et d'ajuster les politiques et procédures internes afin de réduire les risques et d'éviter les menaces potentielles.
Étape 3 : Élaboration d'une stratégie répondant aux risques et menaces :
Enfin, à cette étape, élaborez une feuille de route claire axée sur l'affectation des ressources, la formation du personnel et la sensibilisation. Prenez en compte les éventuels changements d'infrastructure nécessaires, tels que le contrôle d'accès à certaines zones de l'entreprise. Il est ensuite important de définir les activités et ressources continues requises pour maintenir la stratégie à jour et efficace.
Vous commencez par cartographier vos actifs critiques et les menaces qui les visent. Ensuite, vous définissez des règles claires : qui accède à quoi, comment vous appliquez les correctifs aux systèmes et comment vous répondez aux incidents. Après cela, vous formez vos employés pour qu'ils n'ouvrent pas de liens malveillants. Enfin, vous effectuez des exercices et corrigez ce qui ne fonctionne pas.
Une stratégie définit ce que vous souhaitez atteindre et pourquoi. Un cadre est un ensemble de lignes directrices ou de normes à suivre pour y parvenir, comme NIST ou ISO 27001. Voyez-le ainsi : votre stratégie dit « stopper les ransomwares », et le cadre vous montre comment structurer vos contrôles, audits et réponses pour y parvenir.



